Titres, grades et rangs, dans les arts martiaux – Partie 2

Les Niveaux supérieurs.

Pour faire suite à l’article précédant qui portait sur les rang dans les arts martiaux, nous passons maintenant au grade, les niveaux supérieurs.

Dan = Grade

Ceux si sont les niveaux supérieurs dans les arts martiaux japonais. À l’inverse des kyu, ceux-ci sont échelonnés en ordre croissant. C’est à dire qu’un détenteur d’un 1er dan est considéré d’un grade inférieur à celui qui détient un 2e dan. La plupart du temps, avec le grade de premier dan, le pratiquant porte dorénavant une ceinture noire. Pour démontrer le grade actuel, les lignes sont habituellement brodées sur la ceinture.

Les pratiquants ayant obtenu un grade de shodan sont habituellement appelés Yudansha (Yu 有 = Possession, Dan 段 = Grade, Sha 者 = Personne), ou pratiquants possédant un grade.

Pour la plupart des associations, le 10e dan est le grade le plus élevé atteignable dans un système particulier. Un cas particulier, le fondateur du Judo, Jigori Kano, a été élevé au grade de 12e dan après sa mort par les hauts gradés du Kodokan.

Ces pratiquants sont la plupart du temps appelé des “premiers dan” ou “troisième dan”, etc. Attention, il s’agit bien ici de ‘DAN’ et non ‘DAME’ comme certaines personnes le prononcent.

Tout comme pour les rangs, d’autres écoles vont utiliser les termes japonais pour nommer les grades.

1er Shodan (初段) 6e Rokudan (六段)
2e Nidan (弐段 ou 二段) 7e Nanadan (aussi Shichidan) (七段)
3e Sandan (参段 ou 三段) 8e Hachidan (八段)
4e Yondan (aussi Yodan) (四段) 9e Kudan (九段)
5e Godan (五段) 10e Judan (十段)

Règle générale, les Dan sont souvent des mises à niveau au point de vue national ou international au sein d’une association. Il y a moins de variabilité entre les niveaux techniques des pratiquants pour les Yudansha.

En Amérique du Nord et possiblement en Europe également, le grade de shodan est mis sur un piédestal comme étant un niveau extrême de maîtrise. Au Japon, elle est atteinte relativement rapidement, mais les pratiquants restent à ce niveau longtemps. Elle symbolise une compréhension des base d’un style. Loin d’une maîtrise absolue. Un shodan, à mon avis, c’est quelqu’un qui en a appris beaucoup, mais qui en a encore beaucoup à apprendre.

Ils ont un rôle très semblable au kyu. Autant une sorte de classification de niveau technique qu’une aide à maintenir la motivation des pratiquants. Le grade est souvent associé à la capacité de gagner un combat d’un individu. Ceci peut-être une indication, mais est loin de l’absolu. Hélio Gracie, grand maître de Jiujitsu brésilien, expliquant qu’il ne voit pas le grade comme étant les chances de gagner une compétition, mais la capacité d’enseignement d’un art. Pour voir la vidéo (en portugais, avec sous-titre anglais disponible) en cliquant ici. Vers la fin de la vidéo, il dit très clairement que les grades sont « Not fighting skills but teaching skills », pas l’habileté au combat, mais à l’enseignement.

Dans le prochain article, nous allons explorer l’utilisation des titres dans les arts martiaux, tel que Sensei, Shihan, Soké, etc.

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